Des fruits qui noircissent, qui se ratatinent et restent accrochés au citronnier bien après la récolte : la moniliose ne prévient pas, elle s’impose. Cette maladie fongique, souvent confondue avec d’autres problèmes, s’attaque sans relâche aux fruits dès que l’humidité s’installe. Reconnaître ses signes et agir vite change tout.
Voici les points à connaître pour faire face à la moniliose :
- Identifier les symptômes sur les fruits
- Repérer les arbres les plus exposés à la maladie
- Mettre en place des gestes simples pour limiter la propagation
Quels sont les symptômes de la moniliose ?
La surveillance commence par l’observation attentive des fruits. Un fruit atteint se distingue rapidement : des taches brunes, claires au départ, s’étendent sur la peau. La chair s’amollit, puis le fruit se dessèche et finit par pourrir, tout en restant accroché à l’arbre. La surface du fruit se couvre progressivement de cercles grisâtres et de petites excroissances, signes que l’infection progresse. On peut retrouver ces fruits momifiés sur les branches longtemps après la saison, parfois jusqu’à la fin de l’hiver si personne ne les enlève. Face à ces symptômes, agir sans attendre : retirer les fruits suspects sans tarder évite que le champignon ne s’installe durablement. La contamination s’effectue facilement par voie aérienne : le parasite passe l’hiver sur les fruits et rameaux, prêt à repartir dès les premières humidités du printemps.
Quels arbres sont affectés par la moniliose ?
La moniliose ne cible pas un seul arbre. Le pommier, le cerisier, le poirier, le citronnier et le pêcher figurent parmi ses principales victimes, mais la plupart des arbres fruitiers peuvent y passer. Aucune variété n’est vraiment à l’abri, surtout quand le temps reste humide plusieurs jours d’affilée.
Crédits : Mnolf/Wikipédia Prévenir et traiter la moniliose
Agir contre la moniliose, c’est anticiper et intervenir dès la chute des premiers fruits. Plusieurs méthodes permettent de limiter l’impact de cette maladie. Parmi les mesures préventives, la pulvérisation de Bouillie bordelaise à l’automne et en hiver donne de bons résultats, à condition de répéter l’opération deux à trois fois à quinze jours d’intervalle.
Au printemps, alléger l’arbre en supprimant quelques branches limite une fructification excessive, ce qui réduit le risque d’infection. Il est aussi recommandé de rassembler feuilles et fruits tombés, puis de les brûler à l’écart du verger pour éviter toute source de contamination. Si l’arbre montre déjà des signes de moniliose, il faut retirer tous les fruits atteints et vérifier l’absence de blessures sur l’écorce ou les branches. En cas de plaie, appliquer un mastic cicatrisant sur les zones touchées renforce la protection.
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